domingo, 4 de enero de 2015

jueves, 1 de enero de 2015

Concomitancias:

Quien a sí mismo se enfrenta, ante un extraño se encuentra.

martes, 30 de diciembre de 2014

Concomitancias:

Nada cae del cielo, todo brota de la tierra.

sábado, 15 de junio de 2013

Libro de citas: Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz (Čareja, 1877 - Fontainebleau, 1939) :

Un descubrimiento.

NIHUMIM:


Quarante ans.
Je connais peu ma vie. Je ne l’ai jamais vue
S’éclairer dans les yeux d’un enfant né de moi.
Pourtant j’ai pénétré le secret de mon corps. O mon corps !
Toute la joie, toute l’angoisse des bêtes de la solitude
Est en toi, esprit de la terre, ô frère du rocher et de l’ortie.
Comme les blés et les nuages dans le vent,
Comme la pluie et les abeilles dans la lumière,
Quarante ans, quarante ans, mon corps, tu as nourri
De ton être secret le feu divin du Mouvement :
Tu ne passeras pas avant le mouvement de l’univers.
Que le son de ton nom inutile et obscur
Se perde avec le cri du dormeur dans la nuit ;
Rien ne saurait te séparer de ta mère la terre,
De ton ami le vent, de ton épouse la lumière.
Mon corps ! tant que deux cœurs séparés, égarés,
Se chercheront dans les vapeurs des cascades du matin,
Tant qu’un douzième appel de midi vibrera pour réjouir
La bête qui a soif et l’homme qui a faim ; tant que le loriot,
L’hôte des sources cachées, renversera sa pauvre tête
Pour chanter les louanges du Père des forêts ; tant qu’une touffe
De myrtil noir élèvera ses baies pour leur faire respirer
L’air de ce monde, quand l’eau de soleil est tombée,
O errante poussière ! ô mon corps ! tu vivras pour aimer et souffrir.
Quarante ans.
Pour apprendre à aimer la noblesse de l’Action. O action !
Quarante ans, quarante ans la vanité des solitaires
M’a tourmenté. Je demandais sa mort dans mes prières.
Elle a quitté mon cœur. O triomphe ! — ô tristesse...
Elle a emmené ma jeunesse,
Ma cruelle jeunesse, la seule femme aimée.
Mais qu’importe ! déjà, mes mains, déjà la pierre vous attire.
Mains aux veines gonflées, la fureur de bâtir
Vous saisit, vous possède déjà !
Quand le midi des forts sonnera sur la mer
Nous irons saluer les constructeurs de môles.
Debout dans le soleil, en face de la mer
Ils mangent lentement leur pauvre et noble pain
Et leur sage regard va plus loin que le mien.
Honneur à toi, honneur à toi qui es né dans les pleurs
Comme l’Amen, et qui mourras dans l’abandon au pied du temple de l’amour
Ou du palais d’orgueil, ouvrages de tes mains !
Bientôt, demain, mon frère, je pourrai te parler
Face à face, sans rougir, comme parlent les hommes, car
Moi aussi, moi aussi je ferai la maison
Large, puissante et calme comme une femme assise
Dans un cercle d’enfants sous le pommier en fleur.
J’ouvrirai les fenêtres de la joyeuse église
Toutes grandes aux anges du soleil et du vent.
J’y bénirai le pain de l’Affirmation,
De ce oui éternel qui est une saveur
De feu, de blé et d’eau à la bouche des purs ;
Et quand la laideur dira : non !
Et quand la femme et la mort crieront : non !
Frère, nous saluerons l’espace ivre de vie
Et le mot appris des Héros,
Le Oui universel montera à nos lèvres.
Quarante ans.
Pour apprendre à parler sans mépris de la femme. O Amour !
Quarante ans je vous ai cherché parmi les femmes
Mais ce n’est point parmi les femmes que je vous ai trouvé.
O Femme ! La pitié des pierres me saisit !
Mère ! Mère ! tu ne sais plus, tu ne sais pas encore qui tu es.
Toi, blanche renversée dans les fleurs ! si longtemps
Tu as dormi au plus obscur, au plus muet du beau jardin abandonné !
Et te voici debout dans ce temps de laideur rieuse,
Au milieu de ces fils qui ont perdu leur dieu et n’ont pas trouvé la nature.
O Mère ! Mère ! et cette belle épaule tombante de porteuse d’eau fraîche,
Et cet air rentré de servante réveillée avant l’heure.
Quelle sagesse et quelle connaissance, ô femme, dans la paume de tes mains !
Que je ne les puisse contempler sans qu’une colombe s’en échappe !
Et ta sainte blancheur apprivoise le cygne !
Lorsque l’époux mourra, tu suivras, tu mourras :
Non pas de la tristesse de la chair, mais de la joie
Profonde de l’esprit !
Pour te parler et être compris, ô Mère, il faut redevenir enfant.
Car que peux-tu comprendre à ce monde du Mouvement,
O belle, grave et pure colonne du foyer !
Mère ! les sources voilées du Mouvement sont en un lieu obscur et défendu
Dont le nom est Vallée de la Séparation. Là,
Les mondes et les cœurs soupirent l’un vers l’autre en vain.
Et tout ce que l’on touche est la distance et la durée
De la Séparation.
Qui cherche mal ne trouve rien nulle part.
Qui cherche bien ne trouve rien ici ;
Qui trouve ici se heurte ailleurs aux portes closes.
Car il est un pays où l’être unique est seul
En face de soi-même.
Là il s’aime
Et s’épouse
Et se crée.
Là, il se glorifie.
Et le lieu est nommé par ceux qui te ressemblent. Lieu
De la Conjonction,
De la Féminité Éternelle et de la Vie.
Quarante ans.
Pour apprendre à chercher la Cité. O Jérusalem !
Tu n’es pas un désert de pierres liées de chaux, de sable et d’eau
Comme les villes des hommes,
Mais, au sein du Réel, dans le silence de la tête,
Le planement muet de l’or intérieur.
Ma vie ! ma vie ! je sais que les six jours du monde
Sont là pour révéler ce que l’on doit connaître
Du septième, ennemi de tout étonnement.
Car dans la déchirure du nuage gardien
Arrêté sur Pathmos (le lieu universel
Contemplé par les yeux renversés de l’Amour)
J’ai vu dans un grand vent d’influx, l’ellipse du sabbat
Prendre feu et dorer ma naissance sans cri.
O mon frère ! ô mon corps ! ne crains pas. Je connais le chemin.
Entrons dans les profondes vapeurs de la Montagne
Qui prend son essor et s’élève
Avec le confiant qui la gravit,
Jusqu’à la nuée longue, jusqu’à la couleur-mère,
La blancheur bleue, l’annonciation de l’or.
L’aube paraît derrière nous !
Au-dessus de mon front se lève
Et fuit vers les contrées qui sont derrière nous
Le Soleil.
Le couchant est loin devant nous !
Maintenant, le profond, terrible et beau murmure
Des sages abeilles du pays
T’enseigne la langue oubliée (aux lourdes et tremblantes syllabes de miel sombre)
Des livres noyés de Yasher.

sábado, 30 de marzo de 2013

sábado, 23 de marzo de 2013

El sentido de la oración interior o Las incertidumbres de aquél que no sabía qué hacer con lo que ya había hecho:


Pacientemente, como un orfebre, había jugado a idear laberintos dentro de laberintos, infinitos dentro de infinitos. Era el juego de la desesperación, según decía. La ansiedad, tal vez, o la angustia por salir de un laberinto le acababa conduciendo -inexorablemente- a otro interior o en un plano inferior. La escasa lucidez le advertía que escapar de este último -huera esperanza y remota posibilidad- significaría entrar en el primero de nuevo, donde todo volvería a comenzar, cierto que con una experiencia previa, pero no menos cierto que con más cansado espíritu. El tiempo, siempre en marcha, marcha siempre hacia adelante. Ahora no era un juego o tal vez fuera un juego real. No se trataba de un laberinto imaginado, de una diablura de la razón. Era la misma razón desesperada la que se le hundía más y más cada vez que circunvolucionaba en pos de una salida digna a su vida. Y bien que lo sabía desde tiempo atrás. No había remedio. ¡Tal vez un milagro, una intervención divina, un desesperado gesto que rompiese los pasillos de la razón y lo transportase a la salida o lo hiciese escapar de su propio pasado, por él mismo tramado!

martes, 1 de enero de 2013

Libro de citas:


Contaba el ya viejito José María Arguedas en El zorro de arriba y el zorro de abajo, que encontrándose en Santiago se lamentaba de tener poca fuerza para hacer lo que verdaderamente quería. Y quería,  por ejemplo,  viajar a  Montevideo  entre otras cosas para saludar a  Onetti  -que tiembla armoniosamente en cada palabra-, y estrecharle la mano con que escribe.

JOSÉ MARÍA ARGUEDAS: Los ríos profundos. Barcelona, Editorial Planeta-De Agostini, S.A., 1985:

“- Si lo hago bailar, y soplo su canto hacia la dirección de Chalhuanca, ¿llegaría hasta los oídos de mi padre? -pregunté al “Markask'a”.
”-¡Llega, hermano! Para él no hay distancia. Enantes subió al sol. Es mentira que en el sol florezca el pisonay. ¡Creencias de los indios! El sol es un astro candente, ¿no es cierto? ¿Qué flor puede haber? Pero el canto no se quema ni se hiela. ¡Un layk'a winku con púa de naranjo, bien encordelado! Tú le hablas primero en uno de sus ojos, le das tu encargo, le orientas el camino y después cuando está cantando soplas despacio hacia la dirección que quieres; y sigues dándole tu encargo. Y el zumbayllu canta al oído de quien te espera. ¡Haz la prueba ahora, al instante!” (Pág. 130)

“El “Markask'a” me llevó siempre a la alameda.
”Cantaban, como enseñadas, las calandrias, en las moreras. Ellas suelen posarse en las ramas más altas. Cantaban, también, balanceándose, en las cimas de los pocos sauces que se alternan con las moras. Los naturales llaman tuya a la calandria. Es vistosa, de pico fuerte; huye a lo alto de los árboles. En la cima de los más oscuros: el lúcumo, el lambra, el palto, especialmente en el lúcumo, que es recto y coronado de ramas que forman un círculo, la tuya canta; su pequeño cuerpo amarillo, de alas negras, se divisa contra el cielo y el color del árbol; vuela de una rama a otra más alta, o a otro árbol cercano para cantar. Cambia de tonadas. No sube a las regiones frías. Su canto transmite los secretos de los valles profundos. Los hombres del Perú, desde su origen, han compuesto música, oyéndola, viéndola cruzar el espacio, bajo las montañas y las nubes, que en ninguna otra región del mundo son tan extremadas. ¡Tuya, tuya! Mientras oía su canto, que es, seguramente, la materia de que estoy hecho, la difusa región de donde me arrancaron para lanzarme entre los hombres, vimos aparecer en la alameda a las dos niñas”. (Pág. 164)

domingo, 16 de diciembre de 2012

La nota única:


Mientras escribía sentía cómo le subía la desazón. Conocía a la destinataria. O, más bien, la conoció en otro tiempo, en otra vida ya. Conocía incluso su actual dirección. Pero ni sabría lo que tendría que escribirle ni cómo lo entendería ella ni siquiera si llegaría a leerlo. Una carta larga, después de tanto tiempo de ausencias reiteradas, era imposible. Una nota sería lo mejor. Su nota única. Sintió el vértigo en el estómago, en la garganta. Más tarde también en la nuca. Contemplar la posibilidad de girar la cabeza para descubrir que el camino andado habría desaparecido tras la última pisada, que nunca una huella había sido tan efímera. Decidió no volver la mirada, no recordar. Al fin y al cabo nunca compartieron nada. Ese era el asunto, que nunca habían compartido nada, sólo esta nota que ahora quería escribir y que ella debería leer. Musitó: “el tiempo”. El vértigo acabó por nublarle los ojos. Victoriosamente, surgió, como de la noche una leve luz, lo que siempre había querido decirle. Entonces escribió: “sucede”.

Libro de citas: Juan Carlos Onetti, "Cuando ya no importe". Santillana, S.A. (Alfaguara), Madrid, 1993:

Del trágico, vulgar, maravilloso y sabio Onetti unas frases de su última novela (prepárese a ser corneado):

(Pág. 11) "Hace una quincena o un mes que mi mujer de ahora eligió vivir en otro país. No hubo reproches ni quejas. Ella es dueña de su estómago y de su vagina. Cómo no comprenderla si ambos compartimos, casi exclusivamente, el hambre."

(Pág. 35) "Y ahí estábamos, cuatro hombres, impotentes, escuchando el dolor, humillados también porque sentíamos que tras las paredes estaba creciendo un misterio, el primero de la vida, que brotaría manchado de sangre y mierda, para irse acercando, tal vez durante años, al otro misterio, el final. Y nosotros no éramos más que hombres y nuestra pobre colaboración sólo había sido una corta y enorme felicidad olvidada, perdida en el tiempo."

(Pág. 115) "...declaro que estoy libre de pasado..."

(Pág. 182) "Iba sabiendo, descubriendo con maravilla que siempre, desde un pasado tan lejano que nunca existió, te estuve queriendo y esperando antes de que tú nacieras. Que durante toda mi vida mi amor por ti palpitaba escondido, debajo de alegrías y penas."

domingo, 16 de septiembre de 2012

Libro de citas: José Ortega y Gasset, La rebelión de las masas. Cap. V: “Un dato estadístico”. Alianza Editorial, Madrid, pág. 66. Primera edición de 1929:


¿Quién puede negar que Ortega esté en la base del existencialismo sartriano?

Este ensayo quisiera vislumbrar el diagnóstico de nuestro tiempo, de nuestra vida actual. Va enunciada la primera parte de él, que puede resumirse así: nuestra vida, nuestro repertorio de posibilidades, es magnífica, exuberante, superior a todas las históricamente conocidas. Mas por lo mismo que su formato es mayor, ha desbordado todos los cauces, principios, normas e ideales legados por la tradición. Es más vida que todas las vidas, y por lo mismo más problemática. No puede orientarse en el pretérito. Tiene que inventar su propio destino.
Pero ahora hay que completar el diagnóstico. La vida, que es, ante todo, lo que podemos ser, vida posible, es también, y por lo mismo, decidir entre las posibilidades lo que en efecto vamos a ser. Circunstancia y decisión son los dos elementos radicales de que se compone la vida. La circunstacia -las posibilidades- es lo que de nuestra vida nos es dado e impuesto. Ello constituye lo que llamamos el mundo. La vida no elige su mundo, sino que vivir es encontrarse, desde luego, en un mundo determinado e incanjeable: en este de ahora. Nuestro mundo es la dimensión de fatalidad que integra nuestra vida. Pero esta fatalidad vital no se parece a la mecánica. No somos disparados sobre la existencia como la bala de un fusil, cuya trayectoria está absolutamente predeterminada. La fatalidad en que caemos al caer en este mundo -el mundo es siempre éste, éste de ahora- consiste en todo lo contrario. En vez de imponernos una trayectoria, nos impone varias y, consecuentemente, nos fuerza... a elegir. ¡Sorprendente condición la de nuestra vida! Vivir es sentirse fatalmente forzado a ejercitar la libertad, a decidir lo que vamos a ser en este mundo. Ni un solo instante se deja descansar a nuestra actividad de decisión. Inclusive cuando desesperados nos abandonamos a lo que quiera venir, hemos decidido no decidir”.

domingo, 25 de marzo de 2012

Yo también soy inmigrante ilegal, y gitano, y lesbiana,... Veinticinco reflexiones favorecidas por la lectura de "En defensa de la intolerancia" (2007) de SLAVOJ ŽIŽEK


  1. Todo gesto humano algo pretende y dado que no parece inocente el interés de algunos en despolitizar la economía, debemos preguntarnos ¿a quiénes beneficia esta despolitización de la economía y, por extensión, de toda la sociedad? ¿Quiénes lograron el gesto y por qué?
  2. Quien algo pretende, lo persigue motivado por una o varias ideas, confesadas o no. La obsesión es la fuente de la que manan las ideologías. ¿Cuál es la ideología no confesada y oculta del actual capitalismo global?
  3. No soy yo de los que acusan a la belleza de peligrosidad, no, no todo lo bello es peligroso. Pero hay un tipo de bella metáfora, que sí que guarda en su seno algo de perversión que, creo, debe ser aislada y denunciada. Me refiero a la metonimia, tomar la parte por el todo. A veces la parte de un todo acaba por crecer tanto que engulle al todo mismo del que formaba parte, quedando ella como si fuese el único todo. Este reduccionismo puede ser altamente peligroso si es el caso que la parte del todo excluida de la parte en crecimiento acaba desapareciendo por el mero hecho de no ser nombrada. (Otro ejemplo más para ilustrar aquella necedad de confundir la cosa con el nombre de la cosa.) Toda batalla ideológica se vence del lado de aquéllos que consigan que su parte del todo acabe devorando al mismo todo junto a las otras partes que defienden sus rivales. Especialmente peligrosa es la ideología que defiende una parte apolítica de un todo político, porque entonces no es sólo que ocurra que esa parte acabe por usurpar el lugar del todo, sino que además la parte usurpadora, al ser apolítica, acaba por despojar del cariz político a todo aquello sobre lo que se va asentando. Esta expansión de la ideología de lo apolítico es una perversión que se hace necesario denunciar, primero por usurpadora de un todo que no deja de existir porque dejemos de nombrar, segundo, porque elimina lo político de los dominios donde es primordial (economía, sociedad, educación, cultura,...) y, tercero, lo más importante, porque no es verdad que esa parte usurpadora no tenga un cariz político, sino que lo tiene, pero oculto, disfrazado, profundo.
  4. Y, ¿cómo consigue un contenido particular [una parte de un todo] desplazar otro contenido hasta ocupar la valencia de lo universal?” Lo hará aquel “significado [contenido particular o parte de un todo] que permita a los individuos traducir de manera eficaz sus propias experiencias de vida en un discurso coherente”. Es decir, la demagogia necesaria para hacer triunfar una parte sobre el todo en el que está acogida consiste en hacer llegar al corazón de las gentes que esa parte (compartida por muchas experiencias individuales) es la única o fundamental que debería ser tratada, corregida, evitada, lograda, suplantada, estimada,...
  5. Cualquier universalidad que pretenda ser hegemónica debe incorporar al menos dos componentes específicos: el contenido popular 'auténtico' y la 'deformación' que del mismo producen las relaciones de dominación y explotación”. Es decir, que no podemos negarle a la parte usurpadora el ser una parte integrante necesaria del todo en el que está comprendida, pero sí que debemos estar alertas ante el hecho de que pretenda deformar al todo que la incluye y a las otras partes legítimas a las que pretende borrar. Esta deformación que pretende la parte 'hegemonizable' no deja de ser básicamente monstruosa: el crecimiento desproporcionado de una de las partes de un todo es siempre monstruosa, más aún si crece a costa de las otras partes necesarias.
  6. Verdaderamente en una sociedad no suele ocurrir que una parte consiga dominar al todo, sino que es el todo el que incluye en su seno al menos dos partes auténticas que rivalizan por conseguir el apoyo popular presentándose como la más auténtica o legítima o incluyente; es decir, que las fuerzas dominantes pretenden seductoramente que la parte que defienden acabe focalizando todos los intereses de las fuerzas no dominantes o populares y para ello esa parte debe poder ser presentada como legítima o auténtica.
  7. Para conseguir el mayor apoyo popular o el apoyo de las fuerzas no dominates, las fuerzas dominantes deben saber presentar aquello que defienden como una no-ideología, dado que de lo contrario eliminaría el mayor factor que desarrolla las afinidades, como es la experiencia individual (ésta es la fuerza de su seducción); es decir, lo que se presenta como ideologizado acaba despersonalizándose, desindividualizándose a gran escala y por tanto indefendible. Sólo a pequeños grupos o a individuos aislados lo que se presenta muy ideologizado suele convencer y mostrarse afín. De aquí que la parte 'hegemonizable' sea presentada por sus defensores o fuerzas dominantes, como desideologizada o no-ideologizada. Mas no nos engañemos, que se presente asépticamente no significa que de hecho lo sea: las más atroces ideologías suelen tener su “momento utópico”, su atractivo no-ideológico. “En cierto sentido, la ideología no es otra cosa que la forma aparente de la no-ideología, su deformación o desplazamiento formal”.
  8. La clase o las fuerzas dominantes no expresan directamente sus ideas, sino que aprovechan la tensión que se produce dentro del todo social para dirigir la victoria de la parte que consideran preferente frente a su opuesta. En toda sociedad podemos distinguir dos grupos básicos: “opresores” y “oprimidos”. No es difícil para las fuerzas dominantes incorporar en la parte preferente que defienden maneras o modos que muestran su defensa de los “oprimidos” frente a los “opresores”; una vez conquistados los corazones o las almas de aquéllos ya sólo tienen que apartarse de la tensión directa y mantenerse a una prudente distancia para controlar, dar o negar, y dirigir la lucha hacia la imposición de la parte dominadora frente a la parte dominada. Y, aún más, lo lograrán con el apoyo, resultado de la demagogia, del ocultamiento de su ideología y de la negación de lo político, de la mayor parte de los oprimidos, que, consecuentemente, seguirán siendo oprimidos, aunque aún no lo sepan, pero de otra manera, dado que el todo social habrá cambiado necesariamente.
  9. Esto es lo que ha terminado por imponerse en este todo social que es el liberalismo multiculturalista. El multiculturalismo ha sido presentado en su origen como una tesis que pretendía liberar a los oprimidos, compartir sus desgracias o sus inferioridades, ocultándolas o negándolas. Pero realmente, esta era la tesis preferente para unos opresores acogidos bajo la capa liberal de capitalistas globales. Finalmente sus tesis se han impuesto y los oprimidos siguen oprimidos, pero bajo unos opresores que han deformado sus viejos rostros con nuevas máscaras. Desde el punto de vista del liberalismo multiculturalista los retornos a los vínculos orgánicos (étnicos, culturales, religiosos,...) siempre fueron vistos como focos de diversos 'fascismos', como 'protofascistas'. Pero realmente, estas fueron las defensas que estableció el capitalismo global para acabar imponiendo una tesis o parte dominadora sobre el todo social. De ahí también que el apoyo mayor de este capitalismo global provenga de quienes más contundentemente defienden el liberalismo multicultural, como es la 'no-clase' clase media. 'No-clase' porque no pertenece ni a las grandes corporaciones, “sin patria ni raíces”, ni a “los excluidos y empobrecidos inmigrantes y habitantes de los guetos”. La 'no-clase' clase media es “la falsedad encarnada” dado que rechaza el antagonismo y se siente ni excluyente ni excluida, aunque es sistemáticamente oprimida y opresora pese a su ceguera dado que se mira exclusivamente en el espejo que le muestran los más empobrecidos.
  10. El núcleo del acontecimiento verdaderamente político es la interrupción del mecanismo que eleva a la parte hegemonizada hacia la usurpación del todo global al que pertenece. Es decir, que la ocultación de lo político es el motor que mantiene el mecanismo en marcha de hacer que la parte hegemonizada ocupe el centro de la vida de una sociedad.
  11. Respuesta a la pregunta ¿qué es la política?: “La verdadera política, por tanto, trae siempre consigo una suerte de cortocircuito entre el universal y el particular: la paradoja de un singulier universel, de un singular que aparece ocupando el universal y desestabilizando el orden operativo “natural” de las relaciones en el cuerpo social. Esta identificación de la no-parte con el todo, de la parte de la sociedad sin un verdadero lugar (o que rechaza la subordinación que le ha sido asignada), con el universal, es el ademán elemental de la politización, que reaparece en todos los grandes acontecimientos democráticos, (…). En este sentido, “política” y “democracia” son sinónimos: el objetivo principal de la política antidemocrática es y siempre ha sido, por definición, la despolitización, es decir, la exigencia innegociable de que las cosas “vuelvan a la normalidad”, que cada cual ocupe su lugar... La verdadera lucha política, (...), no consiste en una discusión racional entre intereses múltiples, sino que es la lucha paralela por conseguir hacer oír la propia voz y que sea reconocida como la voz de un interlocutor legítimo” [1].
  12. La postmoderna postpolítica no sólo reprime lo político intentando contenerlo, sino que además lo excluye. El conflicto político entre las distintas visiones globales de lo social, de lo económico,... es sustituido por la colaboración y el acuerdo consecuente entre los tecnócratas ilustrados y los liberales multiculturalistas; este acuerdo adquiere, con aparente magia, pero con evidente truco, el aspecto de un consenso más o menos universal. “De esta manera, la postpolítica subraya la necesidad de abandonar las viejas divisiones ideológicas y de resolver las nuevas problemáticas provistos de la necesaria competencia del experto y deliberando libremente en función de las necesidades y exigencias puntuales de la gente”.
  13. Para los tecnócratas ilustrados y los liberales multiculturalistas las únicas buenas ideas son las que funcionan. Pero, y aquí está el centro de todas las cuestiones, “el verdadero acto político (la intervención) no es simplemente cualquier cosa que funcione en el contexto de las relaciones existentes, sino precisamente aquello que modifica el contexto que determina el funcionamiento de las cosas”. Las cosas funcionan siempre dentro de un contexto, luego decir que las buenas ideas son las que funcionan es el intento sutil, apolítico y oculto de mantener un contexto determinado (cual el capitalismo global). Por esta razón, gastar dinero en educación es una idea mala, dado que no funciona, dado que entorpece las condiciones de ganancias. Es decir, la verdadera política es “el arte de lo imposible”, el arte de romper sorprendentemente con el contexto en el que se genera la pregunta o el problema con una salida no prevista. El acto político es el acto nuevo.
  14. Lo que la postpolítica trata de impedir es, precisamente, esta universalización metafórica de las reivindicaciones partitulares. La postpolítica moviliza todo el aparato de expertos, trabajadores sociales, etc. para asegurarse que la puntual reivindicación (la queja [de los homosexuales, lesbianas, judíos negros o gitanos integrados, etc]) de un determinado grupo se quede en eso: en un reivindicación puntual. No sorprende entonces que este cierre sofocante acabe generando explosiones de violencia “irracionales”: son la única vía que queda para expresar esa dimensión que excede lo particular”. Es decir, la parte social que algo reivindica, la parte individual de un todo, debe ser interpretada como universal, si no pierde su sentido reivindicativo y luchador; negarle su universalidad sólo permite una salida: la explosión violenta.
  15. Si nuestro régimen capitalista global, postpolítico, liberal-democrático sólo prima el no-acto o no-acontecimiento, ¿dónde podemos aún buscar el acto político? Sólo hay un sitio donde buscarlo: “en los múltiples retornos, apasionados y a menudo violentos, a las “raíces”, a las distintas formas de la “sustancia” étnica o religiosa”. Es decir, el incesante aparecer de grupos diversos y divergentes que se reinventan recurriendo a orígenes míticos y prístinos que reclaman una pertenencia exclusiva de un grupo de originales auténticos, sólo tiene sentido y es pensable dentro de un régimen de capitalismo globalizado. Es más, el aparentemente desideologizado liberalismo multiculturalista nuclear del capitalismo global contribuye de esta manera a los desarrollos de nuestros sentimientos de diversas pertenencias étnicas o comunitarias que aparentemente asevera evitar o corregir. Estas reivindicaciones grupales no son, pues, realmente actos o acontecimientos verdaderamente políticos, sino simples pseudoacontecimientos o pseudoactos. Esta es la desangelada situación del intelectual medio actual: “Nos encontramos así cada vez más encerrados en un espacio claustrofóbico, en el que sólo podemos oscilar entre el no-acontecimiento del suave discurrir del Nuevo Orden Mundial liberal-democrático del capitalismo global y los acontecimientos fundamentalistas (el surgimiento de protofascismos locales, etc), que vienen a perturbar, por poco tiempo, las tranquilas aguas del océano capitalista”.
  16. Debemos tener en cuenta la existencia de tres universales: el universal real, el del mercado global que impone sus reglas en todas las relaciones sociales y personales; el universal ficticio, el que rige la hegemonía ideológica, tal la Iglesia o el Estado, que separan al individuo de su grupo directo (como su clase social, profesión, género,...), y el universal ideal, el que alimenta la insurrección continua contra el orden existente, sin ser absorbida nunca totalmente por éste.
  17. Finalmente, el universo del capital superó al Estado-nación. Primero fueron algunos estados capitalistas quienes colonizaron a otros estados no capitalistas. Posteriormente, los estados colonizados cortaron su cordón umbilical con sus respectivos estados colonizadores, con sus respectivas metrópolis. Finalmente, la multinacional del capital trata a los que antaño fueran estados colonizadores de la misma manera que antes las metrópolis trataban a los estados colonizados: el universo capitalista ha acabado colonizando a todo el planeta. ¿Autocolonización, pues? Tal vez, no sea un mal nombre, sobre todo porque en él se advierte una especie de trágica justicia poética: “La paradoja de la colonización: sólo quedan colonias y desaparecieron los países colonizadores; el estado-nación ya no encarna el poder colonial, lo hace la empresa glogal”.
  18. Un texto: “La forma ideológica ideal de este capitalismo global es, lo sabemos, el multiculturalismo: esa actitud que, desde una hueca posición global, trata todas y cada una de las cultural locales de la manera en que el colonizador suele tratar a sus colonizados: “autóctonos” cuyas costumbres hay que conocer y “respetar”. La relación entre el viejo colonialismo imperialista y la actual autocolonización del capitalismo global es exactamente la misma que la que existe entre el imperialismo cultural occidental y el multiculturalismo. Al igual que el capitalismo global supone la paradoja de la colonización sin Estado-nación colonizador, el multiculturalismo promueve la eurocéntrica distancia y/o respeto hacia las culturas locales no-europeas. Esto es, el multiculturalismo es una forma inconfesada, invertida, autoreferencial de racismo, un “racismo que mantiene las distancias”: “respeta” la identidad del Otro, lo concibe como una comunidad “auténtica” y cerrada en sí misma respecto de la cual él, el multiculturalista, mantiene una distancia asentada sobre el privilegio de su posición universal. El multiculturalismo es un racismo que ha vaciado su propia posición de todo contenido positivo (el multiculturalista no es directamente racista, por cuanto no contrapone al Otro los valores particulares de su cultura), pero, no obstante, mantiene esa posición en cuanto privilegiado punto hueco de universalidad desde el que se puede apreciar (o despreciar) las otras culturas. El respeto multicultural por la especificidad del Otro no es sino la afirmación de la propia superioridad”.
  19. No existen comunidades auténticas, todas son necesariamente abiertas (aunque se empeñen en lo contrario).
  20. En resumen, el multiculturalismo, con su lenguaje que pretende la coexistencia de distintos mundos, es la tapadera del capitalismo global y de su omnipresencia contundente. Es decir, “el multiculturalismo es la demostración de la homogeneización sin precedentes del mundo actual”. Dado que el capitalismo global ha venido para quedarse, la única válvula, que parece posible para ir liberando las tensiones que éste acarrea, es la del multiculturalismo. El coste del auge del multiculturalismo es además la despolitización de la economía y de todos los sectores sociales: “la verdadera lucha política se transforma en una batalla cultural por el reconocimiento de las identidades marginales y por la tolerancia con las diferencias”.
  21. La única auténtica comunicación entre dos o más culturas viene dada por el compromiso, por la solidaridad en la lucha común, cuando alguien descubre que el atolladero, la trampa o la crisis en que está metido el Otro es el mismo atolladero, trampa o crisis en que se encuentra uno mismo inmerso. Luego toda identidad es necesariamente híbrida, pero, atención, excluyendo la forma de entenderla del individuo occidental que marcha a otras culturas y las observa y las utiliza desde un plano de superioridad eurocéntrica, con lo que no hace más que volver a reivindicar las tesis fundamentales del multiculturalismo, sino desde la óptica del migrante que malvive en un país diferente del que nació, al que cínicamente se le advierte que su identidad es fluctuante durante su vida, inexistente, pues.
  22. La pregunta decisiva es: “¿cómo reinventar el espacio político en las actuales condiciones de globalización?” El objetivo es el proceso global del capital y no cada una de esas batallas particulares que cada grupo, barrio o etnia pretende noblemente conquistar. Los obstáculos son los dos polos de la ideología liberal de tolerancia universalista, por un lado, y los nuevos fundamentalismos particularistas, por el otro. La única vía posible parece, pues, la reinvención de la vieja izquierda que sostenía “la necesidad de suspender el espacio neutral de la ley”, es decir, en la terminología kierkegaardiana, acometer una especie de suspensión política de la ética, es decir, borrar la vigencia del abstracto marco moral. No olvidemos que la neutralidad nunca es imparcial. Se hace necesario decir que la suspensión de la ética que propone la izquierda tiene que ver con la esperanza de la llegada de la verdadera universalidad ausente hoy día. Dado que la vida social es radicalmente antagónica, se hace necesario tomar partido, comprometerse. La izquierda defiende el acto verdaderamente político, es decir, el cuestionamiento del existente orden global. Es decir, no combatir por la defensa del inmigrante ilegal, por ejemplo, sino reivindicar que “todos somos inmigrantes ilegales”. “En la sociedad estructurada jerárquicamente, el alcance de la auténtica universalidad radica en el modo en que sus partes se relacionan con los de 'abajo', con los excluidos de, y por todos los demás”. “Retomando el clásico ejemplo de Marx: el 'proletariado' representa la humanidad entera no por ser la clase más baja y explotada sino porque su misma existencia es una 'contradicción viviente': encarna el desequilibrio fundamental y la incoherencia del todo social capitalista”.
  23. El globalismo del capitalismo global no es verdaderamente universal: lo híbrido es un único verdaderamente universal.
  24. Lo que el capitalismo global aún no ha podido eliminar de la suplantada ilustración es lo que constituye la esperanza de la liberación: el sujeto moderno sigue existiendo, es un sujeto capaz de razonar y de reflexionar libremente, de decidir y de seleccionar sus propia normas, capaz de gestos políticos. No obstante, este sujeto moderno está siendo suplantado por otro, por el sujeto narcisista postmoderno, impedido de gozar, de elegir y de decidir.
  25. Llegamos al párrafo clave de toda la obra: “La gran novedad de nuestra época postpolítica del 'fin de la ideología' es la radical despolitización de la esfera de la economía: el modo en que funciona la economía (la necesidad de reducir el gasto social, etc.) se acepta como una simple imposición del estado objetivo de las cosas. Mientras persista esta esencial despolitización de la esfera económica, sin embargo, cualquier discurso sobre la participación activa de los ciudadanos, sobre el debate público como requisito de la decisión colectiva responsable, etc. quedará reducido a una cuestión 'cultural' en torno a diferencias religiosas, sexuales, étnicas o de estilos de vida alternativos y no podrá incidir en las decisiones de largo alcance que nos afectan a todos. La única manera de crear una sociedad en la que las decisiones de alcance y de riesgo sean fruto de un debate público entre todos los interesados, consiste, en definitiva, en una suerte de radical limitación de la libertad del capital, en la subordinación del proceso de producción al control social, es decir, en una radical repolitización de la economía”.
  • 1º: La sociedad, en todos su ámbitos, pero fundamentalmente en la esfera de la economía, está despolitizada. Los 'técnicos' han tomado la palabra y lo que ellos dicen es, así se nos dice, 'lo que hay que hacer', sin más discusión.
  • 2º: Toda participación activa de los ciudadanos es puro teatro cultural, sin ninguna vinculación con la realidad que pretende ser representada.
  • 3º: La única salida es la limitación de la libertad del capital, la subordinación del proceso de producción al control social y ciudadano; esto es, la repolitización de la economía y todos los ámbitos de la sociedad actual.

sábado, 22 de octubre de 2011

Libro de citas: Pedro Juan Gutiérrez: "Trilogía sucia de la Habana": "Anclado en tierra de nadie". “El recuerdo de la ternura”. Editorial Anagrama, Barcelona, 1998. Págs. 15-16:

“En realidad esos atardeceres con ron y luz dorada y poemas duros o melancólicos y cartas a los amigos lejanos, me hacían ganar seguridad en mí mismo. Si tienes ideas propias -aunque sólo sean unas pocas ideas propias- tienes que comprender que encontrarás continuamente malas caras, gente que tratará de irte a la contra, de disminuirte, de «hacerte comprender» que no dices nada, o que debes eludir a aquel tipo porque es un loco, o un maricón, o un gusano, un vago, el otro será pajero y mirahuecos, el otro es ladrón, el otro santero, espiritista, mariguanero, la otra es chusma, indecente, puta, tortillera, mal educada. Ellos reducen el mundo a unas pocas personas híbridas, monótonas, aburridas y «perfectas». Y así quieren convertirte en un excluyente y un mierda. Te meten de cabeza en su secta particular para ignorar y suprimir a todos los demás. Y te dicen: «La vida es así, señor mío, un proceso de selección y rechazo. Nosotros tenemos la verdad. El resto que se joda.» Y si se pasan treinta y cinco años martillándote eso en el cerebro, después que estás aislado te crees el mejor y te empobreces mucho porque pierdes algo hermoso de la vida que es disfrutar la diversidad, aceptar que no todos somos iguales y que si así fuera, esto sería muy aburrido.”

Confidencias:

Cuando rompió el caparazón, la mariposa ya era gusano.

jueves, 9 de junio de 2011

La ordinaria aventura del escalador derrotado. Una historia vulgar:

Mientras ascendía, sólo pensaba en llegar a la cima. Aunque las piernas le temblasen, el ascenso no se interrumpiría. Avanzaba lento, pero avanzaba. A veces caminaba horizontalmente, como si describiese curvas de nivel. Mas la cima ya estaba a su alcance. Ahora se acuerda de sus primeros pasos allá abajo, en la falda de este peñón gigantesco. Entonces eran pasos firmes y fuertes, poderosos, prometedores. En los primeros momentos de la subida sólo se había detenido unos instantes para contemplar una bandada de tordos. Más adelante creyó ver un corzo o un rebeco a lo lejos, cerca de la cima. A quien no perdía de vista era a su habitual acompañante: un cernícalo, volador solitario, acechante, a la caza de algún roedor despistado. Después ya no paró más. Ni para contemplar el paisaje, ni para gozar con la flora y sus perfumes, ni para oír, azorado, su maltrecho corazón. Después sólo imaginó el momento de coronar la cima, esa “V” gigante que se alzaba frente a sí: la gigantesca peña bicéfala. Su objetivo era ese espeso matorral alojado justo en el vértice interno de esa enorme “V”. Las piernas le temblaban y el corazón, trotando, no acababa de insuflar la sangre necesaria para mover sus piernas y hacerlo ascender. Por ello seguía confundiendo a la peña marchando horizontalmente, describiendo curvas de nivel. Apenas faltaban cincuenta metros sobre un piso rocoso y casi vertical. Clavando las puntas de las botas en los salientes de la piedra. Una zancada hacia arriba era seguida a veces de dos o tres hacia abajo. Por ello debía asegurar cada paso. No era menester malgastar fuerzas. Apenas veinte o veinticinco metros más. Ya casi tocaba el vértice de la enorme “V”. Pero su corazón no pudo más. Desquiciado relinchaba dentro de su tórax. Sus piernas no obedecían. Decidió parar, sentarse un momento. Entonces contempló el paisaje. Volvió a percatarse de la bandada de tordos allá abajo y del cernícalo sobre su cabeza. Recobró fuerzas para iniciar el descenso.

Soto voce

I
Anverso: origen de lo infeliz: saber que se ha actuado de forma distinta a como uno mismo supo que debió actuar.
Reverso: origen de lo feliz: saber que se actuó de la forma que uno mismo supo que debió actuar.
Presupuesto básico (o punto de partida): decide.

II
Toda vida es una ilusión. Aire son nuestras palabras, simples gestos nuestras acciones más heroicas, pero gestos y palabras no son más que ficciones que nos conforman y confirman. Nuestra naturaleza es la de un relato escrito con agua: desaparece apenas le da el sol. Todo cambio es para peor.

Epitafio

Apenas pronunció palabra. A veces asintió. Nunca negó. Tampoco obedeció. Todos recordamos su honestidad y su lealtad... consigo mismo. Sólo oyó su voz y la de sus intuiciones. Mas no fue ni soberbio ni envidioso ni arrogante. Nunca se dejó engañar. Nunca vociferó. Nunca agredió.

domingo, 22 de mayo de 2011

La aventura de Los mares:

A Carmen, Ingrid, Manuel, Miguel Ángel y algún que otro aventurero paciente.
De Platón aprendimos que la belleza era un inmenso mar alcanzable y que el esfuerzo es el requisito inevitable para lograrla.
De Aristóteles que el auténtico conocimiento es el de las causas, que el ser subsiste bajo múltiples apariencias y, sobre todo, que la prudencia nos enseña a elegir lo bueno.
De Epicuro que el futuro no es tan nuestro como tal vez en algún momento quisiéramos desear y que el placer es nuestra última finalidad.
De Marco Aurelio que también los emperadores pueden tener la osadía de dedicarse a la filosofía y que la felicidad sólo puede esconderse allí donde nosotros podemos aprender a mirar.
De Boecio, ¡ah, de Boecio!, que la fortuna es una rueda impredecible, y que tu esperanza y tu temor son las armas más poderosas que puedes otorgar a tu enemigo.
De Tomás de Aquino que el entendimiento es débil.
De Descartes que podemos dudar de casi todo, pero que debemos confiar en la razón libre.
Y de Spinoza...
De John Locke aprendimos que los estados son instituciones que hacen libres a los hombres.
De Hume que si no somos cautos desembocamos en la negación de todo conocimiento.
De Kant que es posible desentrañar los vericuetos del conocimiento de la realidad, que el deber o se impone categóricamente o no es un deber moral y que ya es hora de sabernos responsables de lo que decidimos hacer o no hacer.
De Fichte que tal vez todo no sea más que resultado de nuestras especulaciones.
De Hegel que la historia de la filosofía no es caprichosa.
De Schopenhauer que todo puede ser peor de lo que ya es y que ningún cambio es para mejor.
De Kierkegaard cuán incomprensibles pueden llegar a ser algunas decisiones.
De Marx que es posible corregir los defectos de los sistemas sociales, políticos y económicos, y que debemos comenzar a transformar el mundo.
Y de Nietzsche, ese seductor indomable, que el pensamiento sólo es tal cuando es libre, que sólo el pensamiento libre puede hacernos libres, y que el sufrimiento forma parte de la vida, único valor.
Gracias a todos.

domingo, 15 de mayo de 2011

Una confidencia:

Las diversas formas de realismo propuestas durante la historia no son más que variaciones más o menos sofisticadas de idealismo.

viernes, 1 de abril de 2011

EL BUZO O CUANDO LA REALIDAD TE INTOXICA:

Cuando llegaba la primavera, las aguas que circundaban el muelle de Ostia no eran tan cálidas como el sol exterior pudiera indicar, pero el buzo se enfundaba en su traje y, lentamente, descendía las escaleras de madera del bote y caía, más lentamente aún, hasta alcanzar el fondo. Quince años hundiéndose lentamente en el fango todas las mañanas soleadas de primavera y de verano habían contribuido a despertar primero y a perpetuar después unas constantes tardes de febrículas que invitaban al sueño y a la ensoñación. El buzo nunca había salido de su barrio, pero sus manos habían tocado húmedos tesoros de Cartago, de Etiopía, de la India o de la misma Roma, y sus ojos, enceguecidos por la escasa luz, habíanse posado sobre ánforas, perlas, aparatos metálicos de ignoto uso, cerámicas decoradas que después vendería en el mismo muelle de Ostia. Cierto que en alguna ocasión se las tuvo que ver con alguna inquieta morena o con algún rápido escualo zigzagueante, pruebas de ello conservaba en su piel, pero más cierto es que siempre encontraba, por la mañana, el acicate necesario que le impulsara a saltar al bote en busca de tesoros naufragados. ¿Para qué salir del barrio del muelle de Ostia, si todos los objetos exóticos imaginables permanecían aguardándolo a unos metros de profundidad? Su mirada animal difícilmente dejaba entrever una astucia no aprendida y útil para sortear las adversidades: escualos, pulpos, rocas puntiagudas o enormes veleros de duros cascos. Cierto también que a veces deseaba respirar una amplia y abierta bocanada de aire dulce u oír, aún lejano, los gritos de las gaviotas en lugar de ese silencio ensimismado, ensordecedor, de ese aire sucio y corto que le proporcionaban sus cañas largas, de ese olor penetrante a orines viejos y a pescados podridos.

lunes, 20 de diciembre de 2010

Paráfrasis opuesta a una declaración de Don Miguel:

No he nacido para la lucha, sino para abismarme en las profundidades recónditas de un sentimiento quintaesenciado.